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Remondis, ils sont force de proposition

35 tonnes d’écrans TV et d’ordinateurs à démanteler chaque semaine, une dizaine d’employés... Ces chiffres illustrent la montée en puissance d’une entreprise adaptée picarde, les Ateliers du Bois d’Halatte, dans une expérience de démantèlement de déchets d’écrans initiée en mars 2007 par Remondis Electrorecycling.

Leader du traitement des déchets en Allemagne, troisième en Europe, Remondis reste en France une petite structure de moins de 20 salariés, spécialisée dans une filière en plein essor. Celle des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE).

Réfrigérateur, four, brosse à dent électrique, matériel informatique... « une première étape manuelle est toujours nécessaire. », explique le directeur projets développement DEEE de Remondis Electrorecycling, Vincent Rouméas. Sur le conseil d’une autre filiale du groupe, satisfaite du travail accompli par un ESAT, il contacte l’EA du Bois d’Halatte et lui propose d’intervenir sur du démantèlement d’écrans.

Après un essai à petite échelle, mené printemps 2007 dans les locaux de Remondis, le projet prend de l’ampleur et se « relocalise » dans les locaux de l’entreprise adaptée elle-même.  Accessible à un plus grand nombre de travailleurs.

« Nous avions au départ des idées assez préconçues sur la manière de faire ou de s’organiser, avoue Vincent Rouméas. Rapidement, nous nous sommes rendus compte qu’au sein des entreprises adaptées existait un réel savoir-faire en terme d’analyse du travail et de gestion des équipes. L’EA nous a aussi permis d’avoir un regard neuf sur notre activité et de revoir toutes les étapes de son processus. »

L’encadrement, multiple, donne aux ESAT / EA les moyens de réfléchir à leur organisation du travail.
« Cette capacité d’innovation leur permet de s’adapter et d’être force de proposition. C’est très intéressant. »

« L’atelier, la disposition des tables, les tâches de manutention et l’afflux logistique ont été réorganisés à plusieurs reprises. », raconte Vincent Rouméas. Disqueuse, visseuse, tapis roulants, des outils empruntés à d’autres ateliers ont aussi fait leur apparition. « Ces petits détails et idées d’ajustements amènent vite de la productivité. »

« Par ailleurs, au-delà du contact physique une fois par semaine, il est important que l’équipe puisse nous joindre en permanence et avoir le sentiment de travailler en contact étroit avec l’entreprise. », explique le responsable de Remondis. Ainsi, pour l’organisation des plannings de livraison, un téléphone portable a également été mis à disposition du chef d’atelier.

« Nous voulons à présent capitaliser sur cette expérience et la déployer sur d’autres sites de France. », poursuit Vincent Rouméas. Avec, fin 2008, de nouvelles filières DEEE. Des gisements identifiés parfois par certains établissements. « À nous de vérifier si leur quantité à proximité justifie l’ouverture d’un nouvel atelier de démantèlement. »