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Et si nous parlions filières ?

Alors que notre pays est confronté à une dégradation de la situation de l’emploi dans plusieurs secteurs industriels, le secteur du travail protégé et adapté fait preuve de nombreuses innovations.

Recyclage, productions agro-alimentaires, blanchisserie industrielle, numérisation et gestion électronique de données, activités de service en entreprise, les initiatives sont nombreuses. Elles témoignent de la capacité des établissements de travail protégé et adapté à prendre en compte les évolutions de leur environnement économique tout en maintenant un haut niveau de prise en charge sociale ou médico-sociale lui aussi adapté à une population dont les caractéristiques évoluent.

Ces initiatives n’auront de sens que si elles font l’objet d’échanges, de partages, de mutualisation et de transmission afin de s'inscrire dans la durée. C’est bien là l’objet d’une organisation de l’offre du secteur du travail protégé et adapté en filières.

Les ESAT&EA de la filière agro-alimentaire nous montrent sans aucun doute l’une des voies. Regroupés sur un stand commun au sein de l’espace institutionnel du SIAL, ils ont choisi de communiquer autour d’une marque forte mais également de profiter de ces 5 jours pour échanger. Sur les aspects commerciaux, techniques et organisationnels bien sûr, mais aussi sur les pratiques de formation avec un projet particulièrement novateur de CAP Agro-Vente.

Au mois de novembre, ce sont les ESAT&EA de la filière Recyclage qui se retrouveront à l’occasion du salon POLLUTEC à Lyon. Là encore les échanges seront nombreux pour poursuivre et amplifier les acquis d’un travail en filière qui a déjà largement fait ses preuves, en remportant notamment une part très significative de l’appel d’offres lancé par l’UGAP, la centrale des achats publics.

Ces deux initiatives prochaines, les manifestations des 30 ans du GIE Bourgogne, du salon Ile-de-France, sont autant de preuves que le secteur du travail protégé et adapté, peut aborder sereinement les problématiques de son organisation en filières, sans dénaturer ses missions sociales.

Pour autant, il est nécessaire que les pouvoirs publics et les entreprises, prennent la mesure des efforts entrepris, de ceux à entreprendre et y contribuent autant que nécessaire.

L'accès du secteur à la future Banque Publique d'Investissement est une première réponse.

Publié le : 25 sept. 2012 Dernière mise à jour le 01 oct. 2012


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