Recherche...

L’ESAT Pleyel et la Ferme des Possibles

Cultiver carottes, poireaux, salades, groseilles, ou encore des arbres fruitiers sur un terrain en pleine zone urbaine, c’est l’objectif de la « Ferme des Possibles ». En région parisienne, les ESAT Pleyel et Marville, l’EMPRO de Stains (gérés par l’association « La Résidence Sociale ») et l’association d’insertion Novaedia s’activent autour de la création d’un jardin biologique. Et pour cause, celui-ci cristallise leurs engagements et valeurs communes : solidarité, entraide, développement durable, respect du territoire et de son histoire, … La Ferme des Possibles aspire à devenir un bel exemple de synergie.

La Ferme des PossiblesLa Ferme des Possibles

Dans la commune de Stains, en Seine-Saint-Denis, non loin des locaux de l’ESAT Marville, subsiste un hectare de terre, une petite parcelle que la mairie souhaite voir renouer avec son histoire. « Ce projet de jardin est issu d’une réelle volonté politique locale, celle de préserver cet espace traditionnel de culture maraîchère, en mémoire de l’époque où nos terrains agricoles servaient à approvisionner Paris », explique Jean-Paul Galeyrand, directeur des ESAT Pleyel et Marville. Depuis trois ans, la mairie cherchait à réveiller ce projet endormi. C’est désormais chose faite. Le bail est signé. Les ESAT Pleyel et Marville vont désormais pouvoir mettre en culture le terrain. Une manière d’approvisionner leur restaurant en produits frais et locaux, mais pas seulement. En effet, par ce projet, les établissements souhaitent asseoir leurs partenariats avec l’association d’insertion Novaedia (qui commercialise des fruits et légumes bio) et l’EMPRO de Stains (qui accompagne des adolescents handicapés dans un projet de préprofessionnalisation). Depuis plus d’un an, le trio collabore dans l’activité de traiteur petit-déjeuner et fonctionne particulièrement bien. « Les travailleurs handicapés apportent aux jeunes rigueur, assiduité et culture sociale alors que ces derniers poussent nos travailleurs à une plus grande capacité d’initiative. C’est une belle complémentarité que nous souhaitons préserver et développer à travers la Ferme des Possibles », analyse le directeur des ESAT.


Le jardin incarnera donc les valeurs du développement durable d’un point de vue social mais également environnemental. « Avec Novaedia, nous nous rejoignons sur ce projet de culture biologique et de valorisation des circuits courts. Même si nous sommes encore dans une phase d’analyse de la terre, nous souhaitons au moins tendre vers une culture raisonnée », confie Jean-Paul Galeyrand. La dynamique est donc lancée autour de ce projet qui se veut également socio-culturel. En effet, les réflexions tournent aujourd’hui autour de la construction sur la parcelle d’un lieu d’accueil non seulement pour les travailleurs, mais aussi pour les visiteurs. « Nous souhaitons créer un lieu d’animation locale où l’on puisse venir boire un café, prendre un petit déjeuner, acheter ses légumes bio et pas uniquement ceux produits sur place, mais également ceux de notre réseau de partenaires dans la région, explique Jean-Paul Galeyrand. Ce lieu doit permette une synergie locale entre les associations, les établissements scolaires et les habitants du quartier », ajoute-t-il. Créer un lieu d’animation, renouer avec l’histoire du territoire, asseoir un partenariat social et économique qui fonctionne, développer les valeurs du développement durable, … La Ferme des Possibles poursuit des objectifs ambitieux. Et alors que les premières pousses ne devraient voir le jour qu’au printemps prochain, le projet reçoit d’ores et déjà un accueil favorable. « Nous avons reçu des subventions de la région pour nous aider à démarrer la culture de la parcelle et la commune nous a déjà proposé un nouveau terrain à cultiver », se réjouit Jean-Paul Galeyrand.

Voir le site de l'ESAT Pleyel

Voir le site de l'ESAT de Marville



HAUT