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« Osez nos compétences ! » : le salon des achats au secteur du travail protégé et adapté

La deuxième édition du salon « Osez nos compétences » ouvre ses portes les 27 et 28 novembre. Véritable lieu de rencontre entre donneurs d’ordres et établissements du secteur protégé et adapté, ces deux jours seront l’occasion pour les 60 ESAT et EA présents d’assoir leur rôle et leur visibilité dans le paysage économique francilien. Pourtant réunis derrière cet objectif commun, les établissements expriment des attentes divergentes quant au salon.

L’Esat Avenir, à la recherche de liens commerciaux

L’Esat Avenir (95) sera présent pour la deuxième fois sur le pôle recyclage du salon pour exposer ses compétences en matière de démantèlement d’ordinateurs et de remanufacturing de cartouches d’imprimantes laser. « La première édition s’est avérée très efficace pour nous explique Thierry Muller, le directeur de l’Esat. Nous avons créé des contacts intéressants, principalement des grands groupes, qui sont par la suite devenus nos clients. Nous souhaitons donc que cette édition soit aussi bonne que la précédente pour développer nos activités, et notamment celle de remanufacturing de cartouches, car c’est la spécificité et l’originalité de notre établissement. Nous nous rendons au salon pour faire du business, développer nos activités, et par cela même, valoriser les savoir-faire du secteur et plus globalement de l’économie sociale et solidaire. C’est une excellente occasion de démontrer notre professionnalisme et de prouver que nos prestations sont concurrentielles et de qualité. Cela va également nous permettre, de manière plus informelle de récolter des cartes de visites, de parler « best practice sharing » et « benchmarketing », de lier des idées et d’observer ce que font les autres ».

L’Esat Hoffer Les Moulins Verts,  à l’écoute des donneurs d’ordre

L’Esat Hoffer Moulin Vert (92) investira les pôles conditionnement et bureautique du salon. Il sera également présent en tant que membre du Collectif 92[1]. « Le salon fait partie d’une démarche globale de recherche de visibilité résume Cécile Reusse, la directrice des Esat Hoffer et Betty Launay le Moulin Vert. L’objectif est de dire qui on est, ce qu’on fait et comment on travaille. Nous sommes présents dans une logique de communication active, plus que de démarchage systématique ou de prospection. De plus, le salon est un lieu de rencontre qui permet d’être à l’écoute des besoins des donneurs d’ordres, notamment de ceux qui nous sont proches géographiquement. C’est ce que nous avons fait dans le domaine de la puériculture, en créant un vêtement pour nourrisson prématuré adapté aux soins, en collaboration avec l’équipe soignante de l’AP-HP[2]. Ce salon est donc l’occasion de montrer que nous sommes créatifs, innovants, et comme dans ce cas, capables de propriété industrielle. En tant que collectif, il est également plus aisé de répondre aux besoins des donneurs d’ordres sur des compétences croisées, avec des métiers pluriels, ou des délais courts par exemple. Il est donc important pour nous d’être présent sur le salon, en tant qu’établissement et en tant que collectif. Cela nous permet de représenter à la fois notre spécificité et un corps de métier tout entier, avec toujours au centre, l’objectif de visibilité ».

L’Esat Jules et Marcelle Levy, attentif à l’aspect médico-social

Les compétences de l’Esat Jules et Marcelle Levy seront exposées sur les pôles bureautique et informatique, ainsi que sur le stand de l’ADCP[3]. Le directeur de l’Esat, Stéphane Pouillot, est également membre du comité de pilotage du salon et revient sur les enjeux de l’événement. « Le salon doit nous permettre de décloisonner, de montrer que nous sommes à l’intérieur du tissu économique, que nous ne sommes pas la 5ème ou 6ème roue du carrosse, dont les entreprises prennent conscience quand tombe la taxe Agefiph. L’enjeu, c’est de permettre que les structures du secteur protégé et adapté perdurent, tout simplement. Nous devons dire que l’on a besoin de continuer à exister, que nous sommes une force économique, de production et d’insertion. Nous devons alerter sur notre rôle et nos difficultés, aux confluents de la psychiatrie, du médico-social et de l’économie. Bien sûr, chaque établissement a ses propres problématiques. Chez nous, l’accompagnement humain prime sur les compétences professionnelles, la personne handicapée n’est pas regardée uniquement sous le prisme du mot travail. Les Esat doivent pouvoir revendiquer cette dimension médico-sociale, et le salon est un excellent lieu pour cela, même si on y parle travail et « compétences ». D’ailleurs, l’année dernière, de nombreux usagers étaient présents pour s’informer, la dimension médico-sociale était vraiment présente ». Faire découvrir et comprendre le secteur pour mieux agir. Rendez-vous est donné les 27 et 28 novembre. 

L'animation sera assuré par l'Esat Turbulence ; visionnez le reportage consacré aux Turbulents par la Chaine du Coeur


[1] Le salon Osez nos Compétences a impulsé en 2012, la refonte du Collectif Compétences et Handicap Essonne.

[2] AP-HP : Assistance Publique des Hôpitaux de Paris.

[3] ADCP : Association Des Cat Parisiens

Voir le site du salon

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