BNP Paribas, Un travail très bien fait

Une première impression - la manière de se présenter, de dire bonjour ou de tendre sa carte de visite - est souvent décisive.
Au Japon, l’échange des cartes fait l’objet d’un rituel très codifié. Là bas, la carte de visite est considérée par certains comme le prolongement de la personnalité de celui qui la présente, des deux mains.

Faut-il s’étonner alors qu’une entreprise comme BNP Paribas accorde un soin tout particulier à la qualité des « business card » de ses collaborateurs ?L’impression d’une partie de celles-ci devrait être confiée à un ESAT.
François Denis, en charge du Projet Handicap de la banque, justifie son choix : « Quand on confie un travail à un établissement du secteur protégé et adapté, une fois analysé et décomposé, il est généralement très bien fait. »
Et les établissements sont disposés à développer des compétences en interne pour une mission spécifique. « Les ESAT sont prêts à investir pour répondre à la demande d’un client.», confirme François Denis. Y compris dans l’achat de machines ou de matériels, nécessaires pour correctement répondre aux exigences de BNP Paribas.

Quand les besoins des clients s’éloignent d’un produit standard, les ESAT et les EA peuvent apporter par ailleurs une « réponse plus sur mesure » que celle d’une entreprise «ordinaire ».
La qualité, ici, n’est pas altérée par des questions de coût. « Le profit n’est pas la raison d’être des ESAT. Pour nous, c’est un élément de fiabilité. », souligne François Denis.
Pourtant, M. Denis doit sans cesse communiquer pour faire évoluer la perception par les collaborateurs de la banque du travail réalisé par ces établissements. Depuis 1981 et la création, alors très unique en son genre, par la mutuelle de la banque d’un ESAT situé à Saran près d’Orléans - dont François Denis est devenu le Président, BNP Paribas a développé la sous-traitance auprès du secteur protégé ou adapté. Mais seulement par une somme de petits projets relevant plutôt de la mission sociale de l’entreprise, sans réelle politique globale d’achat.

Depuis la création, en octobre 2006, du Projet Handicap au sein de l’entreprise, il s’agit surtout de mettre réellement en place une politique d’achat, fondée sur la qualité et la compétence.

« La part des achats est encore restreinte, mais elle sera amenée à se développer. », précise François Denis.

L’ambition du responsable du Projet Handicap est de multiplier par dix le chiffre d’affaires réalisé avec les ESAT et EA dans les années à venir.
Ce faisant, il lui parait cependant indispensable de s’en tenir au principe qu’il s’est fixé : ne pas exposer les établissements aux mêmes contraintes que les entreprises du secteur ordinaire. « Car il ne faut pas perdre de vue que plus encore qu’ailleurs l’élément premier à prendre en compte c’est le confort au travail et le respect de la personne. »

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