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Rencontre avec le Président du GETP 67

Rencontré lors du Forum Osez Nos Compétences à Lyon, nous avons souhaité échanger avec le GETP 67, le groupement des établissements du Bas-Rhin et récemment adhérent du Réseau Gesat. Michel KOCH, son Président, a répondu à nos questions.

Rencontre avec le Président du GETP 67

 Pourriez-vous nous retracer l’historique du GETP 67 ?

En 1982, suite à une demande d’un client pour répondre à un marché, trois ou quatre responsables de CAT (appelé aujourd’hui ESAT) se sont regroupés pour apporter une réponse commune à cette requête. Par la suite ces directeurs ont continué à se rencontrer de façon informelle et, au fil du temps, ce sont associés des représentants d’autres CAT ainsi que des directeurs d’Ateliers Protégés, devenus depuis des Entreprises Adaptées.

En 2011 nous avons décidé de formaliser nos rencontres par la création d’une association, le GETP 67, le Groupement des Etablissements du Travail Protégé du département du Bas-Rhin (67). En effet, nos réunions informelles avaient l’avantage d’être souples et de se tenir sans ordre du jour précis mais avec l’inconvénient de n'être ni reconnues ni légitimes vis-à-vis de l’extérieur que sont les entreprises, les associations ou les collectivités.

La création du GETP 67 nous a permis de développer une communication externe pour donner de la lisibilité à nos savoir-faire, d’afficher notre offre commerciale, d'exister face aux décideurs locaux et devenir ainsi un acteur à part entière sur le territoire.

Vous vous référez à une lisibilité commerciale mais cela vous permet-il également de mutualiser vos réponses à des appels d’offres ou des marchés publics ?

Tout à fait, nous favorisons la mutualisation pour répondre aux différentes demandes qui sont discutées entre nous. En revanche, le GETP 67 n’a pas la capacité juridique de répondre en son nom à des appels d’offres. Pour cela, les structures passent par la création d'un Groupement d’Intérêt Economique ou autres formes, selon la situation.

Mais il n’y a pas que la lisibilité commerciale. Notre association crée du lien entre les adhérents, favorise la mise en relation, permet de nous épauler techniquement et d’échanger sur nos bonnes pratiques et problématiques communes. Nous avons par exemple une réunion début décembre qui portera sur la thématique « bonheur et travail ».

Vous représentez quarante et un établissements. Cela sous-entend-il que la grande majorité des  établissements du département sont adhérents ?

Oui, l’ensemble des ESAT sont adhérents et environ les 2/3 des Entreprises Adaptées.

Existe-t-il une corrélation entre une identité régionale forte et le fait de mettre autour de la table des représentants d’associations différentes ?

Pas seulement, et je fais référence à notre historique. Avoir des responsables réunis depuis 1982 autour de la table fait des émules et suscite des envies mais cela n’est pas suffisant. En 2010, lorsque j’ai émis l’idée de structurer nos rencontres, il restait encore deux/trois directeurs ou directeurs généraux qui se montraient rétifs envers cette proposition. La clé du succès : répondre à des opérations de petites tailles qui fonctionnent et transmettre l’envie...  et surtout ne pas se substituer aux pouvoirs décisionnaires et aux stratégies des associations.

Le Groupement couvre plus d’une trentaine de secteurs d’activité. Menez-vous en interne une réflexion sur le développement de nouvelles activités afin d’élargir le champ des métiers proposé ?

Tout à fait, nous sommes plusieurs à réfléchir sur ce sujet. Nous avons des activités historiques et  nous sommes en veille pour diversifier nos pôles métiers, bien entendu en accord avec les problématiques de nos travailleurs. Une réflexion qui doit se mener également avec le Réseau Gesat.

Vous vous référez au Réseau Gesat dont vous êtes adhérent depuis peu. Est-ce l’aboutissement en interne d’un cheminement mûrement réfléchi ?

Il y a trois ans nous nous étions déjà effectivement interrogés. Depuis nous avons constaté que le Réseau Gesat avait évolué et que les propositions aujourd'hui émises apportent une dynamique nouvelle tout en étant à l’écoute des suggestions des uns et des autres, élément essentiel dans le cadre d’un réseau.

Qu’attendez-vous de ce partenariat ?

Nous attendons une complémentarité entre le national et le régional. Par exemple la déclinaison des outils que le Réseau Gesat a mis en place comme l’Observatoire du secteur, l’organisation de Forums... Toutes les choses que nous ne pouvons faire par manque de temps, de moyens humain et financier, voire d'expertise. Nous recherchons en quelque sorte une complémentarité essentielle sur des objectifs communs.

Nous nous sommes rendus au Forum que vous avez organisé à Lyon, et avons trouvé que c’était une belle opération, bien organisée, très bien ciblée qui va permettre de nourrir la réflexion que nous menons au sein du Groupement. Avec les deux administrateurs qui m’accompagnaient, nous allons pouvoir débattre sur ce sujet et alimenter la réflexion de chacun.

Vous venez d’anticiper ma question sur le regard que vous avez porté sur ce forum où vous étiez présents en tant qu’observateurs extérieurs. Votre ressenti est donc positif ?

Oui notre ressenti est très positif. Nous avons des questions d'ordre pratique que nous poserons à votre Directrice générale sur les moyens mis en œuvre, le profil des personnes invitées, l’organisation des pôles métiers, la présence des entreprises privées, des représentants du secteur public et des élus.

Nous avons eu aussi une vision « critique positive » à la marge, et il y a peut-être des choses que nous ferions un petit peu différemment. Mais sur le fond nous avons trouvé cela extrêmement intéressant.

Ce qui nous a surpris, c’est que nous sentions que ce Forum était totalement porté par le Réseau Gesat, et durant toute la matinée, nous avons pu constater votre expertise, votre expérience et vos compétences. Nous avons trouvé cet événement vraiment réussi.

Entretien réalisé par Francis Piegza



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